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L’écriture libératrice… un pas vers soi !

« On écrit pour créer un monde dans lequel on puisse vivre. » (Anaïs Nin)

Plume poétique, plume acérée, plume de cœur, plume politique… l’écriture revêt différents costumes dès qu’il s’agit d’exprimer des émotions, des connaissances, de vouloir partager et informer.

Ecrire, c’est donner un peu de soi au fil des mots. C’est se révéler à soi, c’est faire un pas vers soi.

Quand on écrit… écrit-on pour soi ? Pour les autres ? Pour se lire ? Pour être lu ?

Ecrit-on pour partager une expérience, un vécu ? Pour se libérer d’émotions ? Pour combler un vide ?

Quand on écrit… que se passe-t-il en nous et hors de nous?

Le sujet de cet article est centré sur l’écriture qui nous révèle. L’écriture qui nous grandit. L’écriture qui nous permet d’Être… l’écriture libératrice !

L’écriture nous ouvre les possibles d’une rencontre avec soi, en intériorité, ici et maintenant. Elle nous permet d’être à l’écoute de ce qui se vit en nous. Que ce soit douloureux ou enchanteur, notre voix intérieure a toujours quelque-chose à nous révéler, elle a cette capacité de faire resurgir des émotions que l’on croyait ensevelies à tout jamais. Ensevelies… oui… mais acceptées et libérées non.

En nous existe tout un champ de possibilités, des forces vives en devenir, un potentiel vital incroyable, une belle énergie lumineuse. Lorsque l’écriture se veut expérience en soi, elle n’est plus juste un assemblage de mots mais elle fait vivre des é-mot-ions, elle délie les lettres, elle donne des couleurs, des senteurs, des formes, des textures… les mots et les maux s’évaporent sur le papier, sans retenue, ils vivent de leur propre énergie, s’envolent vers l’infini et laissent la place à un souffle nouveau.

L’écriture libératrice a cette capacité de nous faire revivre le passé dans un présent fugace pour lui permettre un nouvel envol vers un futur prometteur, ce même futur qui donne une direction à notre présent et peut changer notre vision du passé. Le temps est suspendu, décortiqué, vécu ou revécu intensément puis il revient à son cycle normal avec un petit plus, une senteur différente celle du souffle libérateur, d’une réalité nouvelle et plus consciente.

L’écriture permet de se recentrer sur soi, sur ses émotions et est une grande étape vers le lâcher-prise
car nous apprenons à écouter le silence, à nous délester de certains poids devenus inutiles, à nous débarrasser de certaines émotions prenant trop de place et nous empêchant d’évoluer. Le monde actuel est tellement formaté, dirigé par le rendement, la productivité, le temps calculé, le surplus d’activités… En se connectant à son Moi profond, on arrête ce temps énergivore et l’on se permet d’entrer dans une bulle hors du temps, un cocon protecteur, un retour aux sources ; on se retrouve avec Soi et personne d’autre que Soi… même notre mental arrête de turbiner, notre ego est mis en sourdine, et les battements de notre vie intérieure nous indiquent le rythme à suivre, celui qui nous correspond, ici et maintenant. Que ce soit pour quelques secondes, quelques minutes, peu importe, le pas essentiel est franchi, celui qui mène à Soi et en la confiance que nous nous permettons de nous offrir, sans jugement.

Pas besoin d’être un Prix Nobel de littérature, arrêtons de mentaliser l’écriture, de vouloir obtenir un résultat, permettons-nous de respirer librement et de laisser libre court à ces émotions qui vivent en nous.  Que ce soit des lignes d’un même mot répété inlassablement, un court poème sans rimes, une lettre à une personne défunte, un aveu trop lourd à porter écrit puis brûlé, l’encensement d’une personne chérie, des tortillons de phrases au hasard, un carnet intime rempli de gribouillis, sa propre histoire vécue à travers un personnage fictif… rien ne se couche sur le papier par hasard, tout est présent en nous, chaque instant, il suffit d’y être attentif et d’ouvrir la porte vers la liberté.

Cette écriture libératrice peut être vécue pour soi et rien qu’avec soi ou elle peut être partagée avec d’autres personnes lors, notamment, d’ateliers d’écriture partagée. Différents réseaux existent en Belgique (par ex. : Kalame, Aganippe) et les ateliers se développent sous diverses formes: ateliers ludiques, à objectif littéraire, à objectif social, de développement personnel… il y a en a pour tous les goûts et objectifs.

Ces ateliers apportent une dimension nouvelle au travail sur soi : un sujet est proposé par le biais d’un texte/d’une image/d’un thème, le travail d’écriture est limité dans le temps (place à la créativité spontanée et à la contrainte qui libère) et chaque écrit est ensuite partagé à tour de rôle entre les participants. Ces ateliers permettent une guidance, un accompagnement, de déposer notre vécu entre les mains de tierces personnes pour se sentir plus léger, d’extérioriser sur papier et à voix haute. Ils nous offrent des outils supplémentaires pour mieux voler de nos propres ailes. La finalité de ce type d’atelier n’est pas de fournir un texte impeccable, mais de laisser la vague de la vie ondoyer de soi vers les autres, des autres vers soi, de soi à Soi. De laisser la lumière de nos trésors intérieurs filtrer au jour et de l’offrir dans le partage et le respect.

Que ce soit seul ou en groupe, tout est là, en vous, et n’attend qu’à être libéré et vécu pleinement. Ensemencez les graines qui vont germer jour après jour et donner naissance à un magnifique jardin, celui de votre Vie. Je vous la souhaite belle, colorée et Unique… comme vous !

 

Par Cathy Misson

Vers son site personnel

Les émotions

Les émotions peuvent être définies comme étant un ensemble de réactions complexes qui engagent à la fois le corps et l’esprit. Elles sont le résultat d’un stimulus affectif, environnemental ou encore psychologique. Nous les ressentons dès la naissance, elles font partie intégrante de nous. Les émotions ressenties sont propres à chacun. En effet, nous avons tous un passé, une histoire de vie, des capacités intellectuelles, un état psychologique différent qui implique une réaction émotionnelle différente pour chacun. 


A quoi nous servent-elles ?


Elles sont essentielles à notre survie car elles nous permettent de nous adapter à chaque situation de la vie. Elles nous servent de guide et leur but est de nous amener à la satisfaction de nos besoins ce qui, en soi, est notre principale destination.


A chaque moment de notre vie, elles sont donc là pour nous indiquer si nos besoins sont satisfaits ou insatisfaits. Chaque émotion nous permet de mieux nous connaitre, de savoir si nous sommes en équilibre, en accord avec nous-même. Elles sont à la base de chacune de nos décisions importantes.

Comment les décrypter ?


Tout d’abord, je tiens à préciser qu’il n’y a aucune émotion négative, il y en a juste certaines plus difficiles à vivre que d’autres. Pour les comprendre, rien de plus simple… Donnez-vous le temps d’y être attentif, de les ressentir. Si l’on se montre réceptif et curieux face aux émotions qui nous traversent, il devient aisé d’en comprendre leur signification. Elles deviennent alors de véritables alliées et vous avancez avec elles main dans la main…Vous êtes solidaires, associés au lieu d’être dissociés.En prenant le temps d’écouter votre MOI profond vous serez même tout à fait capable de les ressentir physiquement…Tout est lié, voilà le secret de la mécanique de l’Ame…


Il faut cependant être prêt à accepter d’éprouver des émotions que vous jugerez désagréables…En effet, ces dernières, tout comme celles dites agréables, vous aident à améliorer votre adaptation à l’environnement (ex : grâce à la peur nous réagissons plus vite en cas de danger). Vouloir à tout prix neutraliser ses émotions est tout à fait dénué de sens.En effet, les réduire au silence nous conduirait très vite à un déséquilibre émotionnel et physique.


En pratique :
Soyez curieux, osez ressentir les choses, osez-vous laisser pénétrer par vos émotions et vivez-les plutôt que de les refouler. Explorez-les sans cesse car elles sont un trésor inépuisable. Il nous est impossible de ne pas les ressentir et de ne pas vivre sous leurs influences… Elles font partie de la vie, c’est la vie… Le déclenchement d’une émotion est automatique. Par contre sa régulation est sous le contrôle de notre volonté… Mais, pour pouvoir réguler l’intensité d’une émotion, il est nécessaire de la reconnaître et de l’accepter…Ce n’est qu’après que l’on pourra la rééquilibrer pour revenir à notre état de bien-être et de paix intérieure.

Marie Coune

De la confiance en soi à l’affirmation de soi

Découvrez comment développer la confiance en soi afin de progresser vers l'affirmation de soi

La confiance en soi, comme vous avez sûrement déjà pu l’expérimenter, n’est certes pas un don du ciel ni quelque chose d’inné. Notre confiance en nous, nous devons la travailler, nous en sommes les artisans. Cependant, en lisant divers ouvrages, je me rends compte que l’on a tendance à oublier que la confiance en soi n’est possible qu’en ayant une meilleure connaissance de soi. Et que cette meilleure connaissance de soi nous ouvre le chemin vers l’affirmation de soi. Il y aurait donc bel et bien un ordre d’évolution à suivre et contrairement à ce que l’on pense souvent, avoir confiance en soi n’est pas le but ultime…C’est une des étapes à franchir pour atteindre l’affirmation de soi qui correspond au plein éveil de nous-même.

Quelles sont les étapes qui nous permettront d’atteindre ce but ?

- Première étape : la CONNAISSANCE DE SOI :

C’est la clairvoyance que l’on développe sur soi, les autres et le monde. Cette dernière est en perpétuelle évolution car chaque nouvelle journée nous apporte de nouvelles données. 
Apprendre à se connaitre est un travail de chaque instant et cela commence par découvrir et connaitre son corps. N’oublions pas que toute notre vie affective et émotionnelle s’inscrit dans ce dernier.
La connaissance de soi passe aussi par la reconnaissance et l’acceptation de ses émotions. Nos émotions sont nos alliées. Il s’agit du seul moyen d’expression dont dispose notre âme alors surtout ne les ignorons pas. Faisons l’effort d’apprendre à les comprendre afin d’évoluer positivement.

- Deuxième étape : LA CONFIANCE EN SOI :

 

Avoir confiance en soi, c’est oser faire des choix, poser des actes. C’est croire en ses possibilités, en ses capacités. La confiance en soi se traduit par « Je suis capable de… ». Il nous faut apprendre à accepter de se lancer dans de nouvelles expériences sans attendre un résultat précis, en ayant juste l’envie de vivre et de s’enrichir d’une expérience supplémentaire. 

-Troisième étape : L’ESTIME DE SOI :

Quand on estime quelqu’un, c’est qu’on respecte ce qu’il est. C’est pareil pour nous. Une fois que l’on se connait mieux, que l’on ose faire les choses et que nos actions nous rendent fiers de nous, c’est que nous avons réussi à développer une saine estime de nous-même.
Nous donnons souvent trop d’importance aux regards que l’autre porte sur nous, ce qui a tendance à nous freiner. On a peur de ne pas être aimé des autres mais le plus important n’est-il pas avant toute chose de s’aimer soi-même ?

-Quatrième étape : L’AFFIRMATION DE SOI :

Il s’agit du but ultime de tout individu. S’affirmer c’est piloter sa vie sans concessions sur ses valeurs ni volonté de domination de l’autre. C’est savoir écouter les autres sans émettre de jugement hâtif. C’est se sentir à sa juste place et en parfait équilibre avec soi-même, les autres et le monde qui nous entoure.
Oser dire non est une des premières étapes à l’affirmation de soi. C’est apprendre à se respecter et à écouter ses besoins avant ceux des autres sans pour autant passer pour un égoïste. C’est une façon d’indiquer aux autres nos limites.
S’affirmer c’est également être capable de reconnaitre ses faiblesses. Personne n’est parfait et heureusement ! En effet, ce sont ces imperfections qui nous rendent unique et tellement humain.

Comme vous pouvez le constater, la confiance en soi n’est donc qu’une des étapes de ce chemin vers une meilleure acceptation de notre Etre tout entier. Ce cheminement commence par apprendre à mieux se connaître, ce qui va nous permettre d’avoir confiance en nous car nous savons à présent qui nous sommes réellement. Cela va également renforcer notre estime de nous-même. Et, lorsque nous aurons appris à nous faire confiance et à nous estimer, nous pourrons enfin nous affirmer. Et s’affirmer c’est tout simplement commencer à vivre…Alors qu’attendez vous ?

Marie Coune.

Texte sur le deuil: Quand une étoile s'éteint...

Quand une étoile s’éteint… Faire face au deuil

Le deuil…

Comment 5 lettres peuvent-elles définir ce chamboulement émotionnel? Comment ce petit mot, ce nom “commun” pourrait-il englober toutes ces sensations : jambes coupées, cœur qui accélère, impression d’irréel, envie de retour en arrière, envie d’une pause…Une pause, oui, un arrêt dans le temps. Ce temps qui nous prend déjà tellement de nous-même et nous laisse si peu de répit.

Bien sûr je peux vous parler des sept étapes du deuil qui ne sont autres que: le choc, le déni, la colère, la tristesse, la résignation, l’acceptation et enfin la reconstruction. Certains spécialistes affirment même qu’il faudrait en moyenne deux ans pour vivre un deuil et toutes les étapes qui l’accompagnent, l’intensité de ce dernier étant bien évidemment directement liée à la relation que nous avions avec la personne défunte ainsi qu’aux circonstances de sa mort.  Nous ne pouvons réfuter ces informations qui, somme toute, lorsque tout va bien dans notre vie, nous semble d’une vérité implacable.

Mais, qu’en est-il réellement lorsque nous devons vivre un deuil? Hé bien, pour ma part, je m’accroche…Je tente de ne pas perdre pied, de tenir bon jusqu’à la cérémonie d’adieu afin de pouvoir m’écrouler juste après et prendre réellement conscience de l’absence de l’autre…Car oui, je pense que c’est dans les moments simples du quotidien que l’absence fait mal…Une photo, une musique, une phrase…Tout nous fait penser à cette étoile partie trop tôt. Qui sommes-nous face à la mort? Comment pouvons-nous l’intégrer dans notre quotidien?

“La mort n’est rien, je suis simplement passé dans la pièce d’à côté” nous dit Saint-Augustin. Bien sûr, cette “pièce d’à côté” est propre aux croyances de chacun mais concrètement, comment allons-nous parvenir à gérer ce vide qui s’est créé en nous? Car oui, dans ces cas-là, nous avons beau connaître la théorie, elle nous semble tout à coup bien moins adaptée à notre réalité…Et puis, de toute façon, soyons honnête, dans ces cas-là, la théorie on s’en balance!

Je pense que dans un premier temps, l’important c’est surtout de vous écouter. Vous avez envie d’être seul pour pleurer? D’être entouré? De faire du sport pour vous vider la tête? De vous mettre devant la télé pour stopper le flux de vos pensées? Quoi que vous ayez envie de faire, faites-le! Mais, essayez de le faire en conscience…Je m’explique: si vous faites du sport, essayez à chaque expiration de visualiser toute votre tristesse qui s’en va et à l’inspiration remplissez-vous de souvenirs positifs vécus avec cette personne, par exemple. Si vous avez tendance à essayer de combler ce vide via la nourriture, essayez de vous poser et en conscience demandez-vous si cela diminuera votre peine…Le but de ces démarches étant bien sûr de ne pas vous faire encore plus de mal en vous autodétruisant.

Je pense que c’est dans pareilles situations que peuvent également réellement trouver leur juste place les différentes thérapies proposées par l’ASBL Bermude.

  • Les massages peuvent vous aider à vous reconnecter à votre corps physique, vous aider à vous ancrer dans le réel.
  • Les fleurs de Bach peuvent vous aider à ré-harmoniser vos émotions qui sont en déséquilibre.
  • La sophrologie qui peut  vous aider à vivre les choses en conscience.
  • Le reiki afin de rééquilibrer et réactiver votre Energie vitale.

Et bien d’autres thérapies, le tout étant de trouver celle qui vous touche.

Je terminerai en vous disant tout simplement…Courage. Faites du mieux que vous pouvez mais n’oubliez pas que cet être cher restera à tout jamais dans votre cœur. Osez aller demander de l’aide. Ne vous laissez pas tomber…En effet, nous avons tendance à toujours répondre présent quand il s’agit d’aider les autres mais n’oubliez pas qu’avant toute chose vous vous devez d’être présent à vous-même. Soyez à l’écoute de votre ressenti. Prenez le temps nécessaire pour sortir la tête hors de l’eau et surtout ne portez pas de jugement négatif sur la façon dont vous gérez la situation…Vous faites de votre mieux.

A toutes nos étoiles parties trop tôt éclairer le ciel de nos rêves…

Marie Coune