Le saviez-vous ? La qualité du sommeil varie avec l’âge !

Nos besoins de sommeil évoluent tout au long de notre vie.

D’abord énorme avec presque 17h pour les nourrissons, les besoins de sommeil diminuent progressivement pour se stabiliser autour des 8h à l’âge adulte pour finir par encore se réduire après 65ans.

De récentes études scientifiques concluent que ça serait d’avantage la capacité à dormir que les besoins qui évolueraient en vieillissant. Ainsi, il a été démontré que passé l’âge adulte, sur une base quotidienne, la quantité de sommeil journalier n’évoluerait pas tant que ça par contre, le rythme serait, lui, différent et le sommeil fractionné.

Reprenons le rythme du sommeil depuis le début.

Dans le premier mois qui suit sa naissance, le bébé va réguler son rythme naturel d’endormissement sur base des indicateurs de temps qui sont à la portée de sa compréhension. Ainsi, l’évolution de la luminosité durant la journée, les repas, les moments de coucher et de lever vont petit à petit régler l’horloge biologique interne du nourrisson jusqu’à ce qu’il fasse ses nuits. 

La durée des cycles de sommeil va ainsi passer petit à petit des 50 à 60 minutes du bébé aux 90 à 120 de l’adulte, dès l’âge de 3-4 ans.

A l’inverse, les trois siestes quotidiennes du bébé vont disparaître. Ainsi, à 6 mois, il n’y en a plus que deux, 18 mois plus qu’une, et entre 4 et 6 ans, elles sont peu à peu totalement supprimées: d’après les dernières enquêtes la moitié des enfants de 4 ans pratiquent encore la sieste en début d’après-midi, contre 5 % à 6 ans et 1 % à 7 ans. Toutefois ces dernières vont réapparaître dès la cinquantaine…

La sieste, la solution aux nuits moins reposantes.

Un article du magasine Neuron sur le sujet expliquait que 10% des adultes de 55 à 64 ans font la sieste, et 25% entre 75 et 84 ans.

Pour la moitié des personnes, elle survient de façon imprévue: cela tendrait à prouver que leurs nuits sont moins reposantes plus courte et avec plus d’interruption. 

Aussi, avec l’âge, le sommeil profond qui constitue normalement 25% du temps de sommeil, diminue. 

Cela n’est clairement pas sans conséquence sur notre corps. Un sommeil plus irrégulier donne souvent l’impression d’avoir moins dormi. A cela se rajoute que les personnes âgées vont souvent se coucher plus tôt mais ne se réveille pas forcement tôt. Ce temps trop important passé au lit combiné à un sommeil de piètre qualité provoquera souvent une somnolence tout au long de la journée. 

C’est pourquoi on entend régulièrement les personnes âgées nous expliquer qu’elles n’ont pas bien dormi et qu’elles manquent de sommeil! Toutefois, elles peuvent y remédier. Pour cela, il faut qu’elles couchent plus tard, qu’elle se lève une fois réveillée, et qu’elle fasse une petite sieste de maximum 20 minutes en milieu d’après-midi.

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